« 2006-10-24 | Page d'accueil
| 2006-10-26 »
mercredi, 25 octobre 2006
Place Denis Dussoubs

21:05 Publié dans Rues, plaques, places | Lien permanent | Commentaires (1)
Engelures
La Place au Vin d'Orgelet fut le théâtre de plusieurs anecdotes. Le 25 octobre 1754, une troupe de 70 à 80 cavaliers investit la place. Le célèbre contrebandier Mandrin fait halte à Orgelet. Aussitôt, les prisons sont ouvertes, le bâtiment de la ferme est bien sûr mis à sac et les habitants d’Orgelet sont invités à se fournir en marchandises de toute sorte, volées lors des expéditions de Mandrin et sa bande.
(Source : site officiel de la ville d'Orgelet)
19:10 Publié dans Hystéries historiées | Lien permanent | Commentaires (0)
Vertes voltes
Entre le premier et le deuxième but de l'A.S. Saint-Etienne, dans le huitième de finale qui oppose cette équipe à l'Olympique de Marseille, j'ai trouvé pas moins de douze très beaux portraits de dames en vert, dont aucun ne correspond à ce que V.W. écrivait, il y a 88 ans, à Vanessa :
I feel more and more convinced that advanced views are purely a matter of physiognomy. For instance the lady in green, with check trimmings in her hat and a face like a ruddy but diseased apple - one cleft asunder by a brown growth - had nother [sic] excuse for existence.
The Question of Things Happening. The Letters of Virginia Woolf 1912-1922. Londres : Hogarth Press, 1976, p. 286
17:54 Publié dans Vertes voltes | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : Littérature, Art
Starps, du sport
Souhaitant évoquer de nouveau Sprats, le petit texte (entre science-fiction et parabole kafkaïenne) de David Bessis, je dois toutefois ronger mon frein, car j'ai prêté mon exemplaire à un ami très cher, mais pourrais bien signaler que j'ai échangé quelques courriels courtois et instructifs avec l'auteur lui-même, qui ne manquera pas de tomber encore sur cette page-ci, vu qu'il se tient au courant de ce qui se publie sur la Toile par le truchement des alertes de Dame Google. (Il n'a pourtant pas dû lire l'acrostiche que je lui ai dédié, vu que son nom n'y apparaît pas de manière suivie !)
Or, je suis tombé, dernièrement, dans le petit livre de R.L. Brett, Fancy and Imagination (Methuen, The Critical Idiom), sur le nom d'un théologien anglais du dix-septième siècle, Thomas Sprat, qui préconisait, dans son History of the Royal Society, un style éloigné des embellissements et des fioritures de l'époque élisabéthaine. Cela est patent dans la citation suivante, qui donne la mesure de ce qu'était, pour lui, la réussite des académiciens de la Société Royale :
They have therefore been most rigorous in putting in execution, the only Remedy, that can be found for this extravagance: and that has been, a constant Resolution, to reject all the amplifications, digressions, and swellings of style: to return back to the primitive purity, and shortness, when men deliver'd so many things, almost in an equal number of words. They have exacted from all their members, a close, naked, natural way of speaking; positive expressions; clear senses; a native easiness: bringing all things as near the Mathematical plainness, as they can: and preferring the language of Artizans, Countrymen, and Merchants, before that, of Wits, or Scholars. (Thomas Sprat. History of the Royal Society. Section XX: "Their manner of Discourse".)
Enflures, digressions, amplifications : voici une esthétique résolument tournée contre les poètes précieux et les écrivains baroques. Que sont donc, à cette aune, les tentacules du narrateur de Sprats ? Sprats est-il un livre qui s'interroge sur l'amputation des tentacules, comme Paulhan jadis sur l'arrachage des fleurs de Tarbes ? Que dire de la symétrie entre les onze lettres qui forment le nom de David Bessis (5+6) et les onze qui forment celui de Thomas Sprat (6+5) ? Irai-je un jour manger des toasts aux sprats à Onzain ? Et surtout, par quel miracle ai-je réussi à composer cette note dans le délai imparti (la durée de Paranoid android, par Brad Mehldau) ?
***********
Further reading :
- Le Transhumain et les sprats
- Ceci est un test
- David Madore (onze lettres aussi)
16:24 Publié dans Les Murmures de Morminal | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : Littérature
Dans la cité enfouie

Il était question de ce livre hier... Mais j'illustre toujours à côté...
" Sa grande fierté : la Chupicuaro. Comme si l'exact pendant du travail fragile de Ghertman sur le papier Canson était cette statuette venue du fond des âges, maintenant l'emblème célèbre des arts dits primitifs à Paris."
(François Bon. Peint sur le cul du diable, § 52. Textes en regard de portraits de Guy Joussemet par Alain Ghertman. Cercle d'art, 2004, p. 33.)
Je ne fais pas figurer la photographie de la Chupicuaro vue de dos, le pendant aussi, pourtant, et inévitable, essentiel, de cette vue de face.
14:55 Publié dans Droit de cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Art, Littérature, Poésie
Kehr um, kehr um !
Est-ce un hasard ? L'un des motifs de la Courante (troisième partie) de la Sonate pour luth n° 36 de Sylvius Leopold Weiss est très proche d'un passage de la Belle Meunière, de Schubert. Il s'agit du "refrain" (avec maints guillemets) de Eifersucht und Stolz :
Kehr um, kehr um, und schilt erst deine Müllerin
für ihren leichten, losen, kleinen Flattersinn,
kehr um, kehr um, kehr um !
Est-ce vraiment un hasard ? Cet air, le quinzième de la Belle Meunière, suit de très près un autre, qui s'intitule Mit dem grünen Lautenbande (littéralement : "avec le ruban vert du luth"). De surcroît, l'amoureux, dans Eifersucht und Stolz, demande au ruisseau d'inverser son cours (kehr um), et l'air de la sonate pour luth n'est autre que la... courante.
11:05 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (1)
Sept réponses à Patricia
Mon laptop est mon seul clavicorde.
"Un vrai blog sympa", cela ne doit pas exister, je pense : seule une personne peut être considérée comme sympathique, ou non. Un site n'est jamais identique à son auteur, donc un site, même très personnel, ne peut pas être "sympa". (Une jupe ou un chandail non plus, incidemment.)
La nuit, très originalement, je dors. Comme je ne vis pas en appartement, et comme je ne suis ni le seul amateur d'opéra ni le seul professeur de France, je vous suggère de laisser tomber (comme on dit vulgairement) cette piste.
# 713 : cela signifie-t-il que j'ai déjà écrit 712 poèmes intitulés Solitude ? Je vous laisse juge.
Imat ol sherderbok : oui, je ne peux que chaudement recommander de découvrir ce merveilleux chanteur qu'est Julien Jacob.
Oui, j'aime Shakespeare, un sommet incontournable, un himalaya du Verbe, mais je ne pensais pas ici (consciemment) à sa célèbre formule : "The world's a stage".
Enfin, merci beaucoup de vos lectures, et notamment de ce gentil commentaire inspiré de mon récent poème.
09:59 Publié dans 721 | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Littérature
Samedires
Dans la foulée d'un répertoire précédemment livré, ici même, et qui concernait mes achats parisiens de disques, j'inscris ci-dessous, sans autre forme de procès, la liste des livres que j'ai achetés samedi, toujours à Paris (et toujours chez Gibert Joseph (toujours en inversant l'ordre habituel du prénom et du nom)) :
- Coplas. Poèmes de l'amour andalou. Traduction de Guy Lévis Mano. (Allia)
- Claude Ollier. Eté indien. (Hachette/Flammarion)
- Hermann Melville. Moby Dick. (Wordsworth Classics) *
- Leonardo Sinisgalli. Poèmes d'hier. Traduction d'Odette Kaan. (Orphée/La Différence)
- Danielle Mémoire. Prunus spinosa. (P.O.L.)
- Piero Bigongiari. Ni terre ni mer. Traduction d'Antoine Fongaro. (Orphée/La Différence)
- Maurice Rheims. Abracadabrantesque ! Dictionnaire des mots inventés par les écrivains. (Larousse)
- Anghélos Sikélianos. Une voix orphique. Traduction de Renée Jacquin. (Orphée/La Différence)
- Renaud Camus. Le Département du Gers. (P.O.L.) **
* Me croirez-vous si je vous dis que je ne possédais pas d'exemplaire de ce roman, et même que je ne l'ai encore jamais lu ? Shame on me... Reste à le lire ! (Il me tarde.)
** C'est tout de même autre chose de mettre la main sur le livre que de lire cet ouvrage en ligne.
09:21 Publié dans Unissons | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : Littérature
Trois frousses de Sanfourche
Avant de faire de menues recherches pour écrire la note publiée hier au sujet d'Alain Ghertman et de François Bon, je ne connaissais pas Jean-Joseph Sanfourche, qui m'a tout l'air d'être une sorte de Gaston Chaissac bis.

Non ?
En moins bien...

Le mage se maquille, la rue se déshabille.

08:15 Publié dans MAS | Lien permanent | Commentaires (1)

